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6ème et DERNIERE SAISON ! : 1984-2014...
Écrit par Winston Smith 6079   
 

DERNIERES REPRESENTATIONS...

DU 3 OCTOBRE AU 19 DECEMBRE 2014

TOUS LES VENDREDIS A 21H.

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Horaire : 21h

Durée : 1h35

VENDREDI  3 OCTOBRE 2014

VENDREDI 10 OCTOBRE 2014

VENDREDI 17 OCTOBRE 2014

VENDREDI 24 OCTOBRE 2014

VENDREDI 31 OCTOBRE 2014

VENDREDI  7 NOVEMBRE 2014

VENDREDI 14 NOVEMBRE 2014

VENDREDI 21 NOVEMBRE 2014

VENDREDI 28 NOVEMBRE 2014

VENDREDI  5 DECEMBRE 2014

VENDREDI 12 DECEMBRE 2014

VENDREDI 19 DECEMBRE 2014

A tout de suite ...

au Théâtre de Ménilmontant.

Winston Smith 6079 

1984...

BIG BROTHER

VOUS REGARDE...

 

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LIVRE D'OR DU PUBLIC

 

 

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THEATRE DE MENILMONTANT

15 RUE DU RETRAIT PARIS 20

METRO GAMBETTA

 
LACOULISSE.COM
Écrit par Antonin   

1984 – Surveillance totale, surveillance théâtrale

Quatre hommes assis en tailleur, qui portent d’étranges masques à gaz lumineux accueillent le public. Très vite le ton est donné. L’oeil de Big Brother ne s’arrête jamais. Toute notion d’intimité a disparu. La mise en péril permanente du héros peut commencer, sous le regard impuissant du spectateur.

Cette adaptation théâtrale du chef d’œuvre de George Orwell relevait au départ du défi, voire de la mission suicide, tant l’histoire originale se déploie suivant une multitude de ramifications complexes et convoque un univers de science fiction très difficile à matérialiser sur les planches.

Pourtant, l’auteur de la pièce et le metteur en scène réussissent la prouesse de satisfaire à la fois les fidèles lecteurs et admirateurs du roman, qui reconnaîtront certainement l’impressionnant travail de sélection et de coupe effectué à partir du texte original pour en faire ressortir toute la quintessence, mais aussi d’emporter les néophytes, qui n’auraient pas encore lu 1984 et seront captivés par cette histoire haletante qu’ils suivront de bout en bout.

1984

Le dispositif scénique propose un jeu subtil d’emboîtements et de coulissement des éléments du décor. Des panneaux mobiles sont manipulés par les comédiens et forment tour à tour des supports pour les vidéos projections qui ponctuent la pièce, et matérialisent des lieux comme une cellule de prison, des murs, des couloirs, une chambre.

La distribution est sublimée par l’investissement de l’interprète principal, qui se met à nu, au propre comme au figuré et livre un jeu qui se rapproche parfois de la performance.

Une chose est certaine, cette adaptation de 1984 ne laissera pas indifférent et résonne tout particulièrement avec les récents scandales des mises sur écoute de la population, orchestrées au niveau mondial par les services secrets américains.

Surveillance totale, surveillance théâtrale, bienvenue sur les planches de la grande scène de Ménilmontant !

Antonin - 8 Novembre 2013

 
Reg'Arts
Écrit par Nicole Bourbon   

Le 25/11/2012 :

Le théâtre de Ménilmontant propose pour la 4ème saison l'adaptation théâtrale de « 1984 », le livre culte de George Orwell.

J'étais vraiment curieuse de voir ce que pouvait donner sur les planches cette histoire touffue, pleine de réflexions philosophiques d'une incroyable brutalité intellectuelle, pas faite à priori pour le théâtre.

Eh bien quelle claque ! La même qu'à la lecture du bouquin, rendue plus violente encore par la force des images.

Le livre était déjà dérangeant, d'une noirceur absolue, sans une once d'espoir.

L'adaptation et la mise en scène d'une extrême précision ont su rendre l'atmosphère oppressante de ce monde terrifiant où l'ordre de Big brother est omnipotent : une langue universelle, des caméras qui scrutent tout mouvement, un mode de pensée auquel se tenir absolument, un passé à réinventer pour ne pas nuire et pervertir l'esprit unique, une société lissée, terriblement déshumanisée où la mort est l'unique solution currative aux déviances de toutes sortes.

Le décor fait de structures mobiles grillagées surmontées d'écrans rend tout à fait présent cet univers glacé dans lequel se déplacent des hommes de l'ombre dont on ne voit pas le visage. Les jeux des acteurs qui se répondent tour à tour sur l'écran ou sur le plateau, démultipliant l'effet de lavage de cerveau, soulignent avec efficacité le message adressé par Orwell : toute société sous le joug de quelque dogme que ce soit est rompue au silence et à l'acceptation quand on la dresse ou conditionne.

Sébastien Jeannerot est un Winston exceptionnel, tout en nuances, exalté, idéaliste, terrifié, abattu tandis que Swan Demarsan compose un O'Brien cynique à souhait.

C'est captivant, déroutant, réaliste et troublant, avec des scènes fortes qui prennent aux tripes et glacent le sang.

On en sort secoué, stupéfait de trouver tant de ressemblances entre ce qu'avait imaginé Orwell en 1950 et ce que nous vivons aujourd'hui – la Novlangue qui fait penser au langage SMS ou à l'utilisation de l'anglo-américain, la manipulation des masses via les médias, le remaniement de l'Histoire, le fichage déguisé des individus via Internet –, et abasourdi de constater que toutes les mises en garde ne servent à rien .

« Mais il était aussi évident qu'un accroissement général de la richesse menaçait d'amener la destruction d'une société hiérarchisée (…) Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d'êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s'instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s'apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n'a aucune raison d'être et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n'est possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance. » écrivait Orwell.

N'ayons de cesse de répondre : Je pense donc je suis, si je ne peux plus penser qui suis-je ? Est-ce que j'existe encore ?

Voilà une réalisation qui nous adresse une mise en garde, une volonté de faire prendre conscience au monde que nulle liberté n'est acquise et qu'une société peut rapidement sombrer dès que les peuples n'y prêtent plus attention.

Un spectacle qui est plus qu'un spectacle, superbe de vérité et d'effroi, qui ne peut pas laisser le spectateur indemne, qui nous éclaire sur le présent, et dont on sent qu'il va nous laisser KO pour un sacré bout de temps.

 

Nicole Bourbon

 http://www.regarts.org/Theatre/1984.htm

 
LE SOUFFLEUR
Écrit par Amandine Pilaudeau - Le 08 octobre 2012   

Voici que pour la quatrième saison, le théâtre de Ménilmontant nous présente 1984-Big Brother vous regarde. Le célèbre roman de Georges Orwell ne perd rien de sa force et de son insidieuse horreur dans cette adaptation époustouflante.

 

Et pourtant l’ambition d’une telle proposition semblait difficilement réalisable, tant l’univers de l’œuvre de Georges Orwell nous parait inadaptable à la scène. Mais ce défi est relevé avec bravoure et ingéniosité par une troupe de comédiens d’une justesse désarmante dans le jeu et d’une richesse interprétative rare. Grâce au travail d’Alan Lyddiard, qui avait osé le premier adapter le roman sur la scène anglaise et qui a aidé à son adaptation française, grâce à la codirection scénique entre ce dernier et Sébastien Jeannerot, qui illumine la dramaturgie du roman- là où on aurait pu craindre justement, une synthèse mal-dégrossie de deux lectures différentes de Georges Orwell par les metteurs en scène-, le spectateur se retrouve lui-même personnage de la pièce, citoyen d’Océania. Pris au piège dès l’entrée dans le théâtre, le spectateur est accueilli par la police du Parti : des hommes portant des masques à gaz et scrutant de leur lampe frontale des ennemis potentiels du Parti dans la salle. Terrifiants, silencieux et omniprésents sur la scène, ils symbolisent la surveillance incessante du pouvoir politique.

 

La mise en scène nous plonge dans l’angoissant quotidien de Winston Smith 6079, ce citoyen du Parti extérieur qui travaille aux Archives du Ministère de la Vérité. Bien sûr, à travers lui nous revivons les parallèles que fait l’auteur avec la société collaboratrice de la Seconde Guerre Mondiale, les aberrations propagandistes des Etats totalitaires russes et allemands du XXe siècle, les tortures des camps de concentration où les hommes étaient traités comme du bétail vulgairement numéroté, bien sûr tout ceci fait écho à nos souvenirs des cours d’histoire au lycée. Mais la vraie force de cette mise en scène, c’est son écho avec notre monde d’aujourd’hui. Par un astucieux jeu de projections et d’écrans modulables, déplaçables, fragmentables, la vidéo est partout présente sur la scène. Le cinéma et le théâtre sont unis pour mieux rendre perceptible la présence du grand chef : Big Brother. La question que soulève la scène est : ce qui est représenté sur le plateau est-il si différent de notre société actuelle ? Les costumes, les bâtiments filmés et les accessoires sur la scène : tout est d’un gris morose qui suggère que ce que nous voyons ne pourrait bien être que la mise en abyme de notre propre société.

 

Si la première partie du spectacle est rendue « légère », si nous pouvons dire, par l’histoire d’amour qui unit Winston à Julia, jeune femme profondément ironique, et qui pouvait nous faire espérer une fin heureuse pour les deux protagonistes, ce n’est que pour faire sombrer plus lamentablement les personnages dans des abimes à peine imaginables. Les adjuvants, M. Charrigton l’antiquaire fou qui loue sa chambre sans télé-écran, bulle d’intimité pour le couple et O’Brien le membre actif de la société secrète « la Fraternité », qui n’a d’autres buts que de renverser le Parti et auprès duquel Winston et Julia s’engagent,  ne sont en réalité que des espions. Les seules lueurs d’espoir sont annihilées. Bien que nous ayons déjà lu le livre et que nous en connaissons la fin tragique, un tel degré de manipulation nous effraie toujours.

 

La déshumanisation de l’homme ne s’arrête pourtant pas là, le réalisme des scènes de tortures de Winston est tel qu’elles en deviennent irregardables. Le spectateur lui-même torturé par la représentation du corps anéanti, quasiment pourrissant de l‘homme devient celui qui supplie qu’on se plie aux règles du Parti. La longue litanie des souffrances physiques et morales déstabilise au plus profond le spectateur, qui passe du statut de complice des amoureux à complice des tortionnaires. Comme au début de la pièce, le spectateur est exhorté au silence par la posture frontale en avant-scène des quatre membres du Parti, qui ont tronqué leurs habits militaires pour l’apparat du parfait tortionnaire : le tablier du boucher ensanglanté. Le spectateur ne sera définitivement plus le même que celui qu’il était en entrant dans la salle. C’est bien là toute la réussite de ce 1984, qui ne serait pas tel s’il n’était servi magistralement par ces comédiens effrayants de sincérité et d’exactitude.

 

Un spectacle à ne pas manquer même s’il est douloureux.

 

http://www.lesouffleur.net/?p=3087

 
WEBTHEA - 16/01/2013
Écrit par La Prod   

Critiques / Théâtre

Par Gilles Costaz le 16/01/2013

1984 – Big Brother vous regarde d’après George Orwell

Un coup de poing


Logo : 1984 – Big Brother vous regarde d'après George Orwell

 

Peut-on adapter au théâtre le classique des classiques de l’anticipation politique, 1984, où George Orwell avait, en 1948, la prescience d’une société technologique et totalitaire observant et écrasant tous les citoyens ? Sébastien Jeannerot eut la réponse à la question en voyant à Londres un spectacle tiré du livre. Les solutions trouvées lui parurent les meilleures et il collabora avec les créateurs anglais pour faire cette version française qui fait un triomphe au théâtre de Ménilmontant depuis quatre ans (en n’étant jouée qu’une fois par semaine, il est vrai). La formule trouvée repose sur une grande intervention de la technique et de la vidéo dans le déroulement théâtral : sont en scène sept acteurs et deux techniciens, tandis que quatre vidéo-projecteurs diffusent un film d’assez longue durée et qu’un écran mobile découpe l’espace dans des configurations différentes.

L’adaptation se resserre essentiellement autour de deux personnages : Winston, qui lutte contre le parti téléguidé par Big Brother, et O’Brien, un mystérieux manipulateur. Ils sont joués comme au cinéma, dans un jeu sec et rapide, par Sébastien Jeannerot et Swan Demarsan. Tout vise ici à l’efficacité et à l’angoissant, en allant jusqu’à des scènes traduisant sans détour la torture. C’est plus coup de poing que méditatif. Et très bien mené.

1984 – Big Brother vous regarde d’après George Orwell, adaptation d’Alan Lydiard, mise en scène et réalisation filmique de Sébastien Jeannerot, scénographie de Neil Murray, musique de Lucien Zerras, avec Sébastien Jeannerot, Swan Demarsan, Florence Nilsson, Loïc Fieffé (ou Sébastien Antoine), Hervé Terrisse (ou Grégory Baud), Pierre Biesmans et Tony Vasquez. Théâtre de Ménilmontant, tél. : 01 46 36 98 60.

 
1984 BANDE ANNONCE
Écrit par La Prod   

LA BANDE ANNONCE DU SPECTACLE 1984 AU THEATRE MENILMONTANT A PARIS

 

 
 Image

LA BANDE ANNONCE sur  DAILYMOTION

 
Un spectacle impressionnant tiré de l'oeuvre fascinante d'Orwell
Écrit par Jean-Luc Jeener (Figaroscope)   

FIGARO

1984, Big Brother vous regarde

Jean-Luc Jeener  (Figaroscope)

10sur10

 

Tiré du roman de George Orwell, le spectacle mêle cinéma et théâtre. Orwell imagine, comme on le sait, une civilisation totalitaire dans laquelle les hommes sont traités comme des animaux. Un homme et une femme tentent de se rebeller. Ils vont être évidemment broyés par le système avec une idée forte qui rappelle bien certains procès : l'autocritique.

Une mise en scène impressionnante. L'atmosphère est oppressante, déshumanisée, violente. L'accord entre le cinéma et le théâtre fonctionne parfaitement. Et puis les comédiens jouent merveilleusement le jeu. [...]

Tous ceux qui n'ont pas lu « 1984 » en auront une belle approche.

FIGARO BIG BROTHER

 

 

 

 

 1984 Figaro

 

1984, Big Brother vous regarde au Théâtre de Ménilmontant, 15, rue du Retrait (XXe). Tél. : 01 46 36 98 60. 

 
Un spectacle d'Art Total, une belle réussite.
Écrit par La Prod   

Critique de Rachelle Dhéry 

 déc 10, 2011

 

Proche de sa propre fin, George Orwell, en 1948, nous livrait une vision terrifiante de l’avenir dans son œuvre majeure « 1984 ». Au cours de sa vie, avant d’être romancier ou chroniqueur, il avait tourné le dos à l’impérialisme britannique en Birmanie, connu l’extrême pauvreté à Paris et à Londres, et assisté aux ravages des totalitarismes nazis et soviétiques, après la guerre d’Espagne. Et quiconque découvrant son œuvre pour la première fois (grand bien lui en fasse), y retrouvera l’histoire du monde de la première moitié du XXème siècle, mais, plus effrayant encore, y croisera des similitudes troublantes avec notre société actuelle. Mais chut ! Big Brother nous observe peut-être…

« Qui contrôle le présent, contrôle le passé, qui contrôle le passé, contrôle l’avenir. »
George Orwell

 

 

 

 

L’histoire se passe à Océania, en 1984. Winston Smith (Sébastien Jeannerot) travaille aux Archives du Ministère de la Vérité, en tant que membre du Parti extérieur, où il subit conditionnement et propagande. Dans un coin de son appartement, à l’abri du regard indiscret du télécran où Big Brother le surveille, Winston tient un journal dans lequel il condamne le Parti, Big Brother et la société totalitaire dans laquelle il vit. Dans le quartier des prolétaires, M. Charrigton l’antiquaire (Sébastien Gorteau) lui loue une chambre vieille mais dénuée de télécran, dans laquelle il retrouvera le plus souvent possible, à l’abri du regard inquisiteur, son amour interdit Julia (Florence Nilsson), une de ses camarades du parti. Après avoir hurlé sa rage factice contre Goldstein, le soi-disant ennemi du Parti, pendant les deux minutes de la Haine, Winston est accosté par O’Brien (Jean Térensier), qui prétend faire partie de la Fraternité, une société secrète agissant dans l’espoir de renverser le parti. Winston et Julia se joignent à lui. Mais c’est un piège. L’antiquaire les dénonce à la police de la Pensée. Ils sont arrêtés et conduits au Ministère de l’Amour, où ils seront torturés par O’Brien et rééduqués jusqu’à ce qu’ils aiment véritablement Big Brother et oublient de s’aimer l’un l’autre.

Après avoir lu « 1984″, on a qu’une envie, c’est d’oublier qu’on l’a lu. Parce que l’atmosphère y est étouffante, l’histoire angoissante, les héros attachants, la fin insoutenable et que, malgré l’âge du roman, les points communs avec notre réalité sont terrifiants. Le lire est donc déjà en soi un acte masochiste, même s’il reste indispensable. Mais le voir ? Il faut être fou pour vouloir être spectateur d’une pièce reprenant l’œuvre d’Orwell, mais encore plus, pour la monter. Le pari semblait impossible et pourtant, ils l’ont fait. « Ce sera sûrement un ratage complet », me disais-je avant de m’y rendre, et pourtant, je me trompais.

 

 

 

Un spectacle d’Art Total, une belle réussite.

« Ils », c’est d’abord Alan Lyddiard qui a adapté l’œuvre à la scène en Angleterre, où elle est couronnée de succès, avant de participer à l’adaptation française, avec l’admirable Sébastien Jeannerot, producteur, réalisateur, co-metteur en scène et Winston sur scène et François Bourcier, co-metteur en scène de la pièce, qui laisse subtilement à la pièce des empreintes de son passage. Ce défi insensé, ils le relèvent notamment grâce à une scénographie pertinente et percutante. Une structure métallique imposante sur laquelle sont fixés des télécrans, nous affronte dès le début. Modulée, modifiée, découpée, recollée dans tous les sens par des comédiens masqués (masques à gaz, pas masques de commedia…), les pans de la structure sont pris dans une chorégraphie étudiée au millimètre et presque poétique, rendant efficacement les changements de lieux et d’ambiances. Sur les écrans, des archives de guerre ou le court-métrage réalisé par S. Jeannerot, des projections croisées, des annonces, comme une extension de la scène. En effet, le mariage théâtre-vidéo fonctionne très bien. L’un se sert de l’autre et la réciproque. Le résultat est savoureux.

Costumes, musique, lumières, tout est fait pour contribuer à l’étouffement. Les comédiens s’en sortent très bien et Jean Térensier est magistral. Le roman n’est en rien dénaturé. Bref, c’est un très bel hommage rendu à l’écrivain et une pièce à ne manquer sous aucun prétexte, pour ceux qui n’ont pas peur de sortir de leur zone de confort.

 

 

1984, Big Brother vous regarde
De : George Orwell
Adaptation : Alan Lyddiard
Mise en scène : Sébastien Jeannerot
Avec : Sébastien Jeannerot, Florence Nilsson, Jean Térensier, Sébastien Gorteau, et Florian Jamey en alternance avec Jacques Trin.
Silhouettes / régisseurs plateaux : Anne-Sophie Barla en alternance avec Lucie Jousse et Eric Bonnin
Régie son et lumière : Arnaud Bayssat
Création lumière : Xavier-Louis Bourcier, Carole Avilès, Sarah Touitou
Vidéo projection en alternance : Jérôme Boukni, Olivia Deshayes , Edwina Hoël

Reprise pour la 3e saison du 14 octobre 2011 au 6 janvier 2012
Le vendredi à 21h

Théâtre de Ménilmontant
15 rue du retrait, Paris 20e
Métro Gambetta – Réservations 01 46 36 98 60
www.menilmontant.info

Site du spectacle : www.infoceania.org

 
Le pouvoir n'est pas le moyen, mais la fin
Écrit par Barbara PETIT - CASSANDRE   

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Au théâtre de Ménilmontant, la troupe de Sébastien Jeannerot reprend pour une deuxième saison sa fidèle adaptation du terrifiant roman de George Orwell, 1984.

Ce spectacle est le fruit d’un travail de sept années, la troupe ayant elle-même tout réalisé : des vidéos à la musique en passant par la mise en scène. (Ce projet s’inspire du travail d’Alan Lyddiard, le premier à avoir mis en scène 1984 en Angleterre. Sa pièce a été jouée pendant huit ans et consacrée meilleure pièce itinérante.)

Le résultat vaut le détour : le spectacle mixe théâtre et cinéma (vidéos projetées sur écrans) qui  se répondent, se poursuivent. Un parti pris original et astucieux puisque l’univers d’Orwell (comme le nôtre désormais) est saturé de caméras de surveillance et de télécrans servant le bourrage de crâne. La musique comme les images sont glaçantes. Nous sommes en enfer : tout est laid, gris, sale, et la misère règne partout. Tout ce qui était beau ou bon a été détruit.

Ce spectacle rappelle à quel point Orwell était visionnaire en évoquant pour le futur un monde totalitaire où la parole serait censurée, où les libertés individuelles n’existeraient pas, où la possibilité de savoir, de démêler le vrai du faux, serait impossible, où la langue serait appauvrie, les individus broyés…

Le spectacle a été joué pour la première fois l’an dernier au moment du vote du projet Edwige. Coup du sort ? On apprend aujourd’hui que Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, vient de valider par décret la création de deux nouvelles bases de données destinées aux forces de police.

Une mise en perspective de notre quotidien qui fait froid dans le dos.

 

Barbara Petit

20 octobre 2009

http://www.microcassandre.org/
 

 

 

 
EXCLU ! Le spectacle en images...
Écrit par La Prod   

Voici en exlusivité quelques images du spectacle.

 
 
 
 

Visionnez LES IMAGES DU SPECTACLE sur  DAILYMOTION

 
LESTROISCOUPS.COM
Écrit par Olivier Pradel   

D’une terrifiante actualité

http://www.lestroiscoups.com/article-24320327.html


Le monde totalitaire que décrit George Orwell dans « 1984 » s’invite sur la scène du Théâtre de Ménilmontant, dans une mise en scène qui marie théâtre et cinéma. Un choix très judicieux. Après quatre tournées de la version anglaise depuis 2001, le réalisateur Alan Lyddiard nous en offre une adaptation française. Délicieusement inquiétante.


Quand George Orwell écrit 1984 au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans Londres ravagée par les bombardements et exsangue, il a sous les yeux les atrocités de totalitarismes, tant nazi que stalinien, qui au nom d’un idéal social ont aliéné des peuples entiers. C’est ce « pire des mondes » que présente Orwell dans une dystopie qui n’est que la projection du présent.


Alan Lyddiard, assisté pour la version française de François Bourcier, nous offre une adaptation de cette œuvre magistrale en insistant sur les passages d’un temps à un autre : l’esthétique de sa pièce, les décors qu’il donne à voir, les costumes, les accessoires évoquent tout autant les années 1940 qu’un futur frigorifiant, à la manière des bandes dessinées d’Enki Bilal.

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Olivier Pradel


Les Trois Coups


www.lestroiscoups.com

 

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THEATROTHEQUE
Écrit par La Prod   

Un homme et une femme condamnent la société totalitaire dans laquelle ils vivent. Ils vont tenter de se rebeller. La mise en scène combine théâtre et cinéma.

Nous sommes en 1984. On aurait pu être, tout aussi bien, en l’an 2084 ou en l’an 3084. La démocratie n’existe plus. Un régime totalitaire a été mis en place par un certain "Big Brother". Dans cette "nouvelle politique", l’homme est réduit l’état de "chose" ayant pour seule liberté celle d’aimer le parti et de s’y soumettre. La culture et la pensée sont devenues des crimes... Il faut donc abrutir les hommes, les rendre stupides en "réduisant le vocabulaire et le nombre de mots". Telle est la mission de ce régime pour "sauver le monde" et garder le pouvoir absolu entre ses mains... entre les mains de Big Brother. L’ignorance et la souffrance n’en sont-elles pas les clés ?

La pièce démarre par la lecture du journal intime de Winston Smith. Cet homme de lettres condamne cette société dans laquelle il vit. Il faut la renverser ! Il faut trouver un moyen pour ré-instaurer la démocratie. La solution ? O'Brien ! Ce membre d'une société secrète peut l’y aider. Mais... comment ? C’est accompagné de Julia, d’abord espionne puis son amante dans une relation amoureuse interdite, qu’il va à la rencontre de cet homme dans l’espoir de donner à ce monde une vie meilleure...

Cette très belle et noire adaptation du roman de George Orwell est une réussite. Une scénographie superbe et ingénieuse. Grâce à un écran géant divisible, elle mélange avec beaucoup d’habilité le théâtre et le cinéma afin de donner au propos de l’auteur toute son épaisseur et sa vérité.

Dans ce monde métallique et cinématographique en perpétuel mouvement, sept comédiens servent le texte avec beaucoup de talents. Ils sont tous justes et émouvants. Ils nous font ressentir toute la souffrance mais aussi la légèreté de ces personnages dans ce monde inhumain. 1984, Big Brother vous regarde est un très beau et cruel Dark City théâtral !

 

Par Jennifer MORET
10/05/2010
 
1984, Big Brother vous regarde ? : théâtre, SF et vidéo à Ménilmontant
Écrit par Elisa Lheureux   

Le 75020.fr

LE 3 NOVEMBRE 2009

 

Le fameux roman de George Orwell méritait bien une adaptation théâtrale. Bien que l’exercice soit périlleux, on peut affirmer que la mise en scène d’Alan Lyddiard a relevé le défi. Dès les premiers instants, une impression de malaise digne de celle du roman s’installe. Une atmosphère à la fois suffocante et angoissante dans laquelle on se sent constamment épié et surveillé.

 

Dans 1984, George Orwell dépeint une société totalitaire, Océania, dirigée par Big Brother, où rien ni personne ne peut se mouvoir ou parler sans être vu ou entendu. Pour ce faire, l’auteur avait imaginé des « télécrans », ou miroirs oblongues installés partout permettant à Big Brother et au Parti de garder un œil sur chaque citoyen.

 

La pièce allie admirablement théâtre et projection vidéo, réel et virtuel, faisant même se mêler les deux : des écrans géants modulables retranscrivent via des films réalisés pour l’occasion la vie des personnages entre les différentes scènes. Ils permettent également de faire office de « télécrans » renforçant le sentiment de paranoïa et de terreur omniprésente de Winston Smith, le héros.

 

Ce dernier, interprété par Sébastien Jeannerot, apparaît dès le début de la pièce comme réfractaire au Parti et à Big Brother : il vit dans la terreur d’être surveillé, et on se sent immédiatement proche de lui et de la peur qu’il éprouve à chaque instant. En se cachant du télécran afin d’écrire son journal intime, il enfreint dès le début les règles du Parti. Il brave encore plus le danger en rencontrant Julia et en laissant une romance se nouer, dans une société ou l’amour entre les membres du Parti est déjà un signe de rébellion.
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3ème SAISON : 2011-2012
Écrit par La Prod   

ACTUELLEMENT A PARIS...

Réservez en ligne vos places pour la date de votre choix :

(Vous serez redirigé vers le site sécurisé du Théâtre de Ménilmontant)

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Vendredi 14 Octobre, 2011         21H - 1984 
Vendredi 21 Octobre, 2011         21H - 1984 
Vendredi 28 Octobre, 2011         21H - 1984 
Vendredi 4 Novembre, 2011       21H  - 1984 
Vendredi 11 Novembre, 2011     21H  - 1984 
Vendredi 18 Novembre, 2011     21H  - 1984 
Vendredi 25 Novembre, 2011     21H  - 1984 
Vendredi 2 Décembre, 2011       21H  - 1984 
Vendredi 9 Décembre, 2011       21H  - 1984 
Vendredi 16 Décembre, 2011     21H  - 1984 
Vendredi 23 Décembre, 2011     21H  - 1984
Vendredi 6 janvier 2012              21H  - 1984 

A tout de suite ...

au Théâtre de Ménilmontant.

Winston Smith 6079 (Sébastien Jeannerot)

WWW.MENILMONTANT.INFO

BIG BROTHER VOUS REGARDE   

LIVRE D'OR DU PUBLIC

 

 

 

 
Liberté, toujours !
Écrit par Le Groupe Controlpense   

Pour rester libre et heureux en Océania, tout bon citoyen se doit de dénoncer les traîtres au Parti en détectant les comportements suspects :

 

CONTACTEZ VISIOPOL - Ltd. 9567 W. Clarck - Poste 12 45

 

Dénoncer, c'est protéger !

VISIONNER Cantine SE4527 / 03/04/84-12:47

 

VISIONNER Cantine SE4527 / 04/04/84-12:43

 

LA GUERRE, C'EST LA PAIX !

 
La liberté c'est l'esclavage !
Écrit par Infoceania   

usine d'ordi
Construordi
Contrôlé par les membres immax du Parti intérieur, le construordi fait état pour les quatre moisder  d’une production de 911 millions €$ en progression de 20% par rapport à l'année dernière.

Plus de 500 000 esclaves eurasiens travaillent chaque jour au service d’Oceania sur les Landers.

la totalité des revenus ordi pour l’océania atteignent 3,3 milliards €$, soit un doubleplus de 15,6% par rapport au mois dernier, grâce au projet Robhom VDef financé par MiniPax.


LA LIBERTE C’EST L’ESCLAVAGE !

 
Festival d'Avignon 2008
Écrit par KARL FAYETON   

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Communiqué du parti intérieur.
Écrit par Infoceania   

 

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Communiqué du parti intérieur.

 

 ITEM 1.3.8

Ce message s’adresse à tous les citoyens.

 (Retransmission en images sur vos télécrans à 17:30).

"L’Océania est notre maison. Chacun y a sa place, chacun y est acteur.

Le doute, le scepticisme, l’indifférence ne doivent jamais l’emporter. 

L'ESPERANCE, C'EST LE POUVOIR !

Vive l’Océania, vive Big Brother."

ITEM 3.5.7

Exécution de 3 traîtres au Parti, en direct ce soir sur vos télécrans à 20:00

 

 
Attentat dans le Nordville
Écrit par Infoceania   

 

 
Image
le crime coûte cher !

Avant-hier, trois coupables dans l'affaire de  l’explosion de l'usine MILIGOUV ont reçu la peine maximale large-reduit de 2 jours grâce à leur auto-délat dans les locaux du Miniver.

Crimepenser avoué est mi-pardon envers Big Brother, et tout l’Océania.
Un crimepensé est un crimetous !

Lors de la Haute Persuisition,  le Livre de Golstein et dix autre livres interdits ont été découverts à leur domicile.

Condamnés pour trahison, livrapologie et tentative de sabotage-violentactes,  les trois criminels a été executés à 06:00 ce matin.

(Rediffusion télécran ce soir 20:00)

L’IGNORANCE C'EST LA FORCE !

 
 
3,2 millions de consomlibre !
Écrit par Infoceania   

 

Usinacier
Usinacier

Socinfo revendique plus de 3,2 millions de consomlibres et consolide sa place derrière Constrac  (7,4 millions ). Socinfo indique avoir gagné un million de consomorch soit 21% contre 17% au 1er janvier.

Le revenu par constru est de 36 dollars contre 35 dollars visés, preuve de la réussite des services reflex à valeur ajoutée.

Le groupe Construm poursuit la migration des demandeurs Contrac vers Socinfo qui représente désormais 80% des consom du groupe Constram contre 57% l'année dernière !

PRODUIRE C'EST RE-CONSTRUIRE

 
Construbois progresse encore !
Écrit par Infoceania   
Construbois
le construbois en DoublePlusBon !
 

Le construbois progresse fortement et devient de loin la locomotive du groupe usinergie (47% de l'activité).

Son résulchiffre atteint 428 millions de dollars au 4e trimestre (+64% sur un an) et 1,4 milliard de dollars sur 1984 (+65%).

Le lingot de bois a gagné 3 points ce matin à 4135 €$ dès  l'ouverture des marchés Super Rémuns Est Oceania.

Le bois aujourd'hui produit de luxe embellit les somptueuses résidences et villas de bord de mers des Membres Super-Rémuns et Imummax de notre société.

L'ARGENT C'EST LE BONHEUR.

 
 
Citoyen X 5968 Jeanne Balmont, traître au Parti.
 

Qui est en ligne ?

N'oubliez pas !

Ce soir sur vos télécrans, la grande soirée de l’histoire :  des images des dernières batailles victorieuses de l’Oceania contre ses ennemis en Eurasia et Estasia, les grandes découvertes dans les territoires disputés. Vous verrez comment la mise en œuvre de la stratégie infaillible de Big Brother a mis les troupes ennemis et les traitres en déroute. 

LA GUERRE C'EST LA PAIX ! 

Infoconso

Bienêtre.

Vous avez des malpensés, des sentiments non-conformes ? Vous avez l’impression que votre travail ne vous convient plus ? Vous vous sentez fatigué, seul ou perdu ?

Alors n’attendez plus : Consultez un contrôleurpenser !

Il saura vous conseiller, et il vous aidera à retrouver la travailjoie.

LA LIBERTE

C'EST L'ESCLAVAGE 

Actualit

Demain, après la pause déjeuner, une conférence-débat se tiendra dans les usines des bâtiments A, B, C et D sur le thème : « Pourquoi les deux minutes de la haine », Le professeur Olson et plusieurs de ses collègues, membres éminents du parti intérieur viendront raconter l’histoire de cette vieille tradition populaire, pourquoi elle est encore aujourd’hui si prisée par les citoyens d’Océania, et son utilité sociale pour nourrir la paix sociale.

L'IGNORANCE C'EST LA FORCE 

Social

Distribution de combis.

Message pour les citoyens X45000 à X60000, apprenez que la bienproduction a permis la récupération de nombreuses combigrises telles que vestes réchauf, synthébonnets, et chaussusécurits unicolores : la distribution aura lieu ce soir avant l’heure du dîner, à coté de l’usine AZF, batiment A, centre ville : n’oubliez pas vos rationtickets.

ABSENTS = TOLERANCE 0

Le vol est puni de la peine de mort

 

 

Avertissement

Certains propos et articles contenus sur ce site ne sont en aucun cas la représentation des idées de leurs auteurs mais de simples pastiches tendant justement à démonter leurs fondements. Nos auteurs s'inspirent de notre société pour recréer l'univers de la pièce " 1984 " adaptée du roman de George Orwell .

Souriez... "Big Brother vous regarde..."

2eme SAISON

THEATRE MENILMONTANT

15 rue du retrait, 75020 PARIS 

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Réservations :

01 46 36 98 60

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Invitations pros :

01 49 12 91 95

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